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Cazaux-Fréchet-Anéran-Camors

Cette notice est extraite du dictionnaire toponymique des Hautes-Pyrénées


Altitude : 1 100 m. 

Superficie : 1 235 ha.

Population :
1999 : 44 hab.
Cazaux-Fréchet :1832 : 193 hab
1806 : 96 hab.
an II-III : 157 hab.
Anéran-Camors : 1832 :89 hab.
1806 : 89 hab
an II-III : 70 hab.

Saint patron :
saint Calix (Cazaux-Fréchet), 14 octobre
Assomption de Notre-Dame (Anéran), 15 août
saint Jacques (Camors), 25 juillet

Sobriquet :
Eths traquèrs « les bâtons ». « Les habitants de ce village seraient, en général, grands et minces; on dirait, d'après leurs voisins, des « bâtons habillés » (Rosapelly, vers 1910) . Eths poralhèrs « les éleveurs de volaille ». L'attribution de ces deux sobriquets respectivement à Cazaux et à Fréchet n'est pas sûre.

Historique administratif :
Cazaux est constitué des quartiers de Cazaux-Debat et Cazaux-Dessus entre lesquels se trouve l'église paroissiale de Saint-Calix desservant également Fréchet. Il a été désigné sous le nom de Cazaux de Louron (1790, 1806) pour le distinguer de Cazaux-Debat. Cazaux, Fréchet, Anéran et Camors relèvent de la sénéchaussée d'Auch, de l'élection de Rivière-Verdun (ou de Comminges ?), de la vallée de Louron. Tous les quatre figurent comme communes distinctes dès 1790 dans le canton de Bordères-Louron. Dans la première répartition de 1790, Fréchet est désigné sous le nom de Saint-Calix et de Fréchet de Louron dans la seconde. Cazaux est réuni à Fréchet, sous le nom de Cazaux-Fréchet, en 1806, de même que Camors et Anéran sous le nom d'Anéran-Camors. Anéran-Camors et Cazaux-Fréchet sont réunis en 1978. 

 

Cazaux

Prononciation locale figurée : [ka'daws (dé héré'chét)]

Dénominations historiques :
Cazaux en Aure (1723-1769, Registres paroissiaux).
Cazeaux-Debat en Loron, (1738, Registres paroissiaux).
Cazeaux-Dessus en Loron (1738, Registres paroissiaux).
Cazaux de Louron (1790, Département 2 ; 1806, Laboulinière).

Hypothèses précédentes :
Voir à Cazaux- Débat.

Discussion :
L'ancienne paroisse de Cazaux comprenait deux hameaux : Cazaux-Debat et Cazaux-Dessus (Casalem inferiorem et Casalem superiorem).
Pour la signification de Cazaux, voir à Cazaux-Débat.

Etymologie :
Du gascon casau (propriété rurale)

Nom occitan :
Cadaus (de Hereishet).

 

Fréchet

Prononciation locale figurée : [héré'chét]

Dénominations historiques :
de Fraxineto, latin (1387, Pouillé Comminges).
Frechet en Loron (1738, Registres paroissiaux).
Fréchet de Louron (1790, Département 2).

Discussion :
Attention, le suffixe -et n'est pas ici un diminutif, mais un suffixe collectif végétal. Hereishet correspond à l'évolution normale du latin fraxinetum selon la phonétique gasconne locale. Voir Fréchet (Canton de Tournay) et Fréchet-Aure (Canton d'Arreau).

Etymologie :
Du latin fraxinetum (= lieu où poussent les frênes).

Nom occitan :
Hereishet.

 

Anéran

Prononciation locale figurée : [a'nèro]

Dénominations historiques :
Anera (1216, Actes Bonnefont).
de Anerano, latin (1387, Pouillé Tarbes).
Aneran en Loron (1671-1672, Registres paroissiaux).
Anéran-Camors depuis la fusion des deux villages le 9 septembre 1806.

Hypothèses précédentes :
- Dauzat et Rostaing (DENLF) : peut-être préposition ad et Nerianum , du NP gaulois Nerius.
- Abbé Nègre (TGF 9808), R. Aymard (DNLHP) : NP roman Asnarius + suffixe -anum.

Discussion :
1- (Concernant l'hypothèse de Dauzat) Le Ad Nerianum proposé par Dauzat (= vers chez Nerius) représente une construction très insolite.
2- (Concernant l'hypothèse de Nègre) Il est exact que la dérivation Asinarius > Aznar > Aner est très fréquente dans l'anthroponymie gasconne médiévale. Mais ce mot comme NP (sobriquet appliqué aux Chrétiens qu'on accusait d'adorer une tête d'âne) est cité pour la première fois par Tertulien (vers 200). N'est-ce pas un peu trop tard pour qu'il ait pu recevoir un suffixe -anum ?
3- On notera le recul de l'accent tonique.

Etymologie :
Probablement nom de domaine antique. Suffixe -anum, mais précédé d'un nom de personne incertain (peut-être Aner).

Nom occitan :
Anèra.

 

Camors

Prononciation locale figurée : [ka'mous]

Dénominations historiques :
de Camorcio, latin (1387, Pouillé Comminges)
Camours (1767, Larcher, Cartulaire Comminges)

Hypothèses précédentes :
- Dauzat et Rostaing (DENLF), Abbé Nègre (TGF) : Rien pour ce village, mais voir Camous (Canton d'Arreau).
- R. Aymard (DNLHP) : Il estime que la première attestation donnée par Lejosne (De capite
Montis 1367 St Bertrand) correspond bien à la situation sur le terrain. Donc: "sommet du
mont".

Discussion :
La latinisation (De capite montis) invoquée par R. Aymard (selon Lejosne) semble bien être une fausse latinisation. Il paraît difficile de dissocier le nom de ce village de celui de Camous (Canton d'Arreau).
La plupart des auteurs qui ont tenté une hypothèse ont rattaché le nom de ce village à la série des Camous ("terrain fertile au bord d'une rivière"), lui-même dérivé du fameux cambo gaulois (courbure de rivière) qui a donné tous les Cambons et Chambons bien connus. On ne peut admettre cette hypothèse qu'en lui faisant subir quelques ajustements.
1- Il est difficile de ne pas remarquer que ce Camors ne se trouve au bord d'aucun cours d'eau. C'est d'ailleurs le cas de bien des camous gascons et des cambons languedociens. Donc, "terrain fertile", oui ; "au bord d'une rivière", pas nécessairement.
2- Pour ce village, ainsi que pour son homonyme du canton d'Arreau, si on met à part certaines dénominations souvent étranges qui nous ont été rapportées (Cf. Lejosne), on s'aperçoit de la constance de la séquence rs (parfois réduite à s, comme il est normal en phonétique gasconne). Cette constance empêche de considérer le r comme un accident de parcours et le s comme une marque du pluriel.
On est donc conduit à considérer Camors, dans le cas des deux villages comme la forme correcte. En conséquence, la latinisation de 1387 (de Camorcio) nous livrerait (peut-être ?) la clé de ce nom : Camon + Orsius (NP).
Voir en Annexe la note sur Camou.

Etymologie :
Probablement de Camon (= terrain fertile). Finale énigmatique.

Nom occitan :
Camors.

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