Consigne de censure envoyée à la préfecture (1917) - ADHP, 10 R 28

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Au niveau local, les directeurs de journaux sont invités dès septembre 1914 à soumettre leurs publications à la validation du préfet. Se mettent alors en place des comités de censure locaux. Outre l’interdiction de la vente de certains périodiques, étrangers notamment, des ordres et des interdictions sont diffusés par les autorités. En date du 3 août 1917, ce télégramme du général commandant la 18e Région adressé à l’officier chargé du bureau de la presse au sein de la préfecture illustre de manière abrupte la réalité de la censure : par cet ordre, il est formellement interdit à la presse de communiquer sur les accidents ou évènements (incendie, explosions, déraillements, troubles ouvriers…) qui surviendraient. Cette diffusion montrerait dès lors les difficultés sociales et économiques de la période et risquerait d’engendrer des troubles sur le front et à l’arrière.