es Archives départementales des Hautes-Pyrénées, conservatoire des sources de l’histoire du département ont décidé la mise en ligne d’un certain nombre de documents présentant un intérêt pour l’histoire des 474 communes qui composent aujourd’hui le département. Ce choix illustre la préoccupation de la collectivité départementale pour la connaissance et le développement des territoires qui constituent les Hautes-Pyrénées.

Ces documents sont accompagnés par la mise en ligne de notices historiques et toponymiques issues du Dictionnaire toponymique des Hautes-Pyrénées réalisé par Michel Grosclaude et Jean-François le Nail en intégrant les travaux de Jacques Boisgontier et publié par le Conseil général en 2000.

Les parties introductives et explicatives de cet ouvrage sont également accessibles sur le site et leur consultation peut être d’un fort intérêt pour comprendre les notices communales.

 


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Trésors des Archives

Expositions


Terrier de Sadournin (1772), 383 E DEPOT 2. Montage ADHP

 

 

Les différents types de documents mis en ligne sont :

 

Les cahiers de doléances

Les cahiers de doléances formulées par les communautés de Bigorre en 1789 pour la réunion des États généraux qui débouchera sur la Révolution française. Conservés uniquement pour la partie bigourdane du département – c’est-à-dire la partie occidentale du département actuel jusqu’à la vallée de l’Arros – ces 262 cahiers apportent des informations incomparables sur la situation des communautés d’habitants à la fin de l’Ancien Régime. Revenir à la lecture de ces textes, déjà publiés en 1925 par Gaston Balencie, directeur des Archives départementales des Hautes-Pyrénées, ne peut qu’enrichir les travaux de recherche historique, érudite ou individuelle ;

Les monographies communales rédigées par les instituteurs en 1887

Les monographies communales rédigées par les instituteurs en 1887 à la demande du recteur de l’académie de Toulouse. Ce dernier avait en effet été sollicité par la mairie de Toulouse qui avait décidé d’organiser, du 15 mai au 15 octobre 1887, une exposition internationale et de consacrer une salle à l’enseignement. Fort des expériences de rédactions de monographies déjà réalisées les années précédentes en Haute-Garonne, le recteur demanda aux instituteurs de rédiger des monographies sur les communes où ils enseignaient. L’instruction émanant de l’inspecteur d’académie des Hautes-Pyrénées fut diffusée par un supplément au Bulletin officiel de l’instruction primaire de janvier 1887 : les instituteurs devaient rédiger une monographie de la commune selon un canevas imposé. Seules les 10 meilleures étaient destinées à être exposées. C’est cette commande qui explique l’homogénéité de l’ensemble même si chaque instituteur a pu donner libre cours à ses centres d’intérêt. Près de 400 monographies ont été conservées, pour les 480 communes que comptait le département. Dans cette catégorie de documents, une place particulière doit être faite à la monographie de la vallée de Barèges, rédigée par Jean-Pierre Rondou, instituteur à Gèdre : elle constitue une somme de près de 1 700 pages reliées en 4 volumes où l’auteur a rassemblé pendant plusieurs décennies tout ce qu’il a pu recueillir sur la géographie physique, politique, économique, la faune, la flore, la géologie, la langue, les mœurs, l’histoire, etc. de cette vallée.

Les terriers ou cadastres anciens des communes

Les terriers ou cadastres anciens des communes. Ces documents sont les ancêtres des matrices cadastrales et comportent la description et l’évaluation fiscale des biens des habitants de chaque communauté. D’un intérêt évident pour l’histoire familiale et sociale, ils sont aussi la base de recherches en histoire du paysage et de l’exploitation agricole. Les Archives départementales des Hautes-Pyrénées conservent en particulier les terriers de la communauté de Sadournin et de la baronnie d’Esparros qui présentent la particularité notable d’être illustrés de vignettes et d’images représentant des images de la vie rurale ou des scènes galantes ;

Les registres de délibérations

Les registres de délibérations des corps de ville puis des municipalités éclairent la vie des communes sous tous les aspects : élections, gestion des biens communaux, travaux, etc. Les registres de délibérations du Conseil général conservés en originaux manuscrits pour une bonne partie des XIXe et XXe s. sont aussi accessibles en ligne.Les délibérations des commissions syndicales, structures intercommunales recréées dès le milieu du XIXe s. (à compter de 1839) pour gérer les biens indivis des communes ont également été pris en compte. A ces registres seront joints au fur et à mesure les registres des instances délibérantes de différentes structures et établissements : Chambre de commerce et d’industrie, Office HLM, hôpitaux.

Les dessins et estampes

Enrichie régulièrement par de nouvelles entrées sous la forme de dons, dépôts ou achats, cette collection, exceptionnelle en matière d’iconographie pyrénéenne, est constituée de pièces ou d’albums isolés ou de fonds, ensembles de documents, tels le fonds de dessins de mobilier religieux du XVIe au XIXe siècles réalisés en partie par une lignée familiale de menuisiers sculpteurs d’Asté.

Les plans cadastraux

Dès les premières années de la Révolution, a été évoquée la nécessité d’établir des bases claires pour «l’assiette» des impositions foncières. En 1802, un premier cadastre est prévu, dit «par masses de culture» ; établi pour environ 25 communes dans les Hautes-Pyrénées, il donne une image en couleur des différentes utilisations des sols ce qui permet d’établir une échelle de la valeur fiscale des propriétés. La loi du 15 septembre 1807 prévoit alors la réalisation du cadastre pour toutes les communes de France ; réalisés entre 1808 et 1836 dans les Hautes-Pyrénées, près de 2 600 plans donnent une image détaillée du territoire départemental. L’opération, menée par un seul ingénieur, Leleu, est conclue par la réalisation d’un atlas des cantons et d’une carte du département en entier.

Les registres de matricule militaire

Les registres matricules du recrutement militaire ont été créés en 1867. Dans les Hautes-Pyrénées, la collection continue des registres matricules commence dès 1859. Tarbes a toujours été le seul bureau de recrutement. Ils contiennent l’état civil du conscrit, sa description physique et ses états de service. Les conscrits se font recenser dans le bureau de leur lieu d’habitation à l’âge de 20 ans. Deux types de documents sont en ligne : les «tables alphabétiques» annuelles qui listent les conscrits en mentionnant le numéro matricule qui leur a été attribué lors de leur recrutement et les «registres matricules», qui comptent parfois plusieurs volumes selon les années. Les registres matricules contiennent des informations à caractère personnel, dont certaines judiciaires ou médicales. En conséquence, chaque feuillet matricule n’est communicable qu’après un délai de 120 ans à compter de la date de naissance du conscrit.

Les inventaires des biens des Eglises

Faisant suite à la loi de séparation des Eglises et de l’Etat du 9 décembre 1905, le décret du 29 décembre 1905 prévoit l’inventaire des biens des Eglises, notamment de l’église catholique afin de préparer la dévolution de ces biens aux associations cultuelles définies dans l’article 4 de la loi. Les inventaires ont été dressés en 1906, pour chaque établissement public de culte existant avant 1905, à savoir les fabriques, chargées d’administrer les paroisses et les menses curiales et succursales qui étaient destinées à assurer les dépenses personnelles et pastorales du curé. Pour certaines communes, des inventaires séparés ont été élaborés pour les biens des fabriques affectés à des chapelles.

 

 

Si beaucoup de documents sont issus des fonds d’archives versés par des administrations aux Archives départementales, la majorité provient pour l’essentiel des archives déposées par les communes.

Le dépôt des archives anciennes des communes aux Archives départementales, prescrit par la loi, a donné lieu dans les Hautes-Pyrénées à une très importante campagne de collecte et de récupération entre 1993 et 2005 qui a abouti à la prise en charge pour conservation de plusieurs dizaines de mètres linéaires de documents, pour beaucoup en très mauvais état de conservation. Une importante campagne de classement puis de restauration a été alors lancée. Il est apparu évident qu’il convenait de mettre en valeur et à disposition d’un très large public (élus, citoyens, chercheurs,…) ces sources historiques.

Si la totalité des cahiers de doléances et des monographies communales ont été mises en ligne dès l’ouverture du site, les documents provenant des archives communales font l’objet d’une numérisation et d’une mise en ligne étalée sur 3 ans entre 2011 et 2014. Vous trouverez dans la rubrique Actualités l’état d’avancement de la mise en ligne et vous pourrez vous abonner pour recevoir l’information des nouvelles mises en ligne.

De la même manière, d’autres typologies de documents sont venues et viendront encore enrichir ce site.

 

 

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